La chambre de Johann - l'agence créative (Bordeaux art room #1) - 2017

Wall drawing, pelouse synthétique et lampes de camping




Pas à pas - Galerie Pierre Poumet (Bordeaux) - 2017

Wall drawing et encres sur papiers







La tribu de l'oasis végétal (Ateliers Bô) - CAPC (Bordeaux) - 2017

Collecte de végétaux et rectangle de pelouse tondue, avec Charlie Devier et les enfants de la tribu



Sans titre - DAF festival (Genève) - 2017

Wall drawing, 350x240 cm



Sans titre - Sérigraphie sur papier, 50x65 cm - 2017



Promesse d'èmeraudes - Etude, La réserve (Bordeaux)- 2016

Wall drawing, 540x220 cm



Delta - 5un7 (Bordeaux) - 2016

Vues de l'exposition
L'entre deux tréteaux - Encre sur papier, 50x60 cm - 2016
L'archipel de l'évier - Encre sur papier, 50x60 cm - 2016
Détail de L'entre deux tréteaux

Quatrième lettre de l’alphabet grec, symbole mathématique – ∆ – signifiant l’écart entre deux grandeurs, Delta est aussi, communément, la formation hydrologique produite à l’embouchure d’un fleuve. Comme une évidence, le mot donne ici son titre à l’exposition de Johann Bernard pour évoquer tant la géométrie que la géographie, à la fois concrétion et déploiement des préoccupations de l’artiste, nouvelle étape au coeur de sa démarche baladeuse de paysagiste de l’imaginaire quotidien.

Depuis l’atelier, en des instants de latence ou de désœuvrement volontaire, Johann Bernard entreprend des migrations fantasmées, décèle des territoires inexplorés dans la moisissure d’une cuisine ou invente des reliefs prometteurs dans les macules d’un collègue peintre peu soigneux. De ces heureux accidents domestiques il déduit un titre – « L’archipel de l’évier » ou « L’entre- deux tréteaux », une verbalisation indispensable avant d’envisager concrètement l’expédition dessinée. Le dessin, son outil-jouet de prédilection, lui permet alors d’échafauder ses voyages vers des « lieux autres » libérés des contraintes tangibles de l’espace physique, de s’affranchir de l’apesanteur et de la perspective, de dilater à loisir l’espace et le temps pour atteindre, à force de répétitions déterminées par un protocole ludique dont lui seul maitrise les éventuelles règles, l’accueillante vallée ou le sinueux affluent qu’il nous invite à parcourir à nouveau.

Cette sollicitation faite au spectateur, cette incitation à évoluer à son tour dans le site ainsi révélé se manifeste d’autant plus ici que le dessin s’extirpe du plan pour se déployer en volume dans l’espace de la galerie. Et ici encore, cette modélisation en 3D trouve son origine dans un instant anodin et familier, dans la révélation apéritive d’une forme conique apparaissant subitement primordiale. Cette trouvaille à la provenance improbable qui devient prétexte à l’action créatrice, si elle nous renvoie à l’expérience vécue par le personnage joué par Richard Dreyfuss dans le film « Rencontres du troisième type » – pour qui tout devient matière (la peinture comme la purée) à reproduire le mystérieux monticule qui l’obnubile malgré lui, doit s’éprouver plus clairement ici comme une volonté affichée de l’artiste de dévoiler le potentiel transcendant contenu dans le domestique dérisoire. Par la profusion et l’apparente disposition aléatoire, un simple biscuit apéritif devient l’élément générateur d’un paysage fantastique, d’un espace intermédiaire dont il nous est laissé libre de le définir comme le plateau d’un jeu de rôle ou comme la maquette d’un autre monde à arpenter.

A.C 2016







Provence Andalouse - Escalier B (Bordeaux) - 2015

Une installation conçue à partir d'un paysage désertique photographié depuis la route

Affiche, fleurs de lavandin, encre et feutre sur papier - dimensions variables





Balise - Sérigraphie sur papier, 50x70 cm - 2015



Sun riders - 5un7 (Bordeaux) - 2014

En duo avec Pierre Andrieux

N340 - Moulage béton et arceau - 40x240 cm
N332 - Moulage béton et laniére - 50x50 cm
Horizon - 54 photographies de 21x30 cm - tirage lambda

Johann Bernard et Pierre Andrieux partagent le goût de l’effort et de l’errance assidue. À l’été 2014 ils relient Portbou à Gibraltar à vélo, easy riders de fortune longeant la côte méditerranéenne espagnole. La volonté de mettre l’atelier en mouvement et la perspective de jeter un œil artiste au phénomène du tourisme de masse vont s’éprouver dans le cadre d’une Odyssée gonzo précaire et féconde. Ce voyage, comme une expérience, doit pouvoir concilier la performance physique et la liberté d’action et d’esprit nécessaire à leurs objectifs artistiques, et c’est au cœur de cette tension que se déploie le regard d’un tandem qui, dans la routine d’un cycle ininterrompu des jours et avec l’ambition d’ « accueillir le hasard », ne peut transporter que ce qui est transportable. Et à l’arrivée, ils présentent à 5UN7 les fruits d’une quête floue, et répètent encore le dernier coup de pédale : le parcours s’incarne dans une bande d’images en boucle, dans le récit photographique d’une migration hasardeuse au cœur d’un environnement lointain. Narration ininterrompue, la série imprime un rythme que le visiteur, engagé sur cette route solaire d’exotismes moyens, a tout loisir d’adapter à la vitesse de sa trajectoire propre. Il prend part à un dernier bivouac qui est aussi une sculpture, au centre : la masse chaque fois redéposée s’impose d’elle-même comme indispensable, volume de fardeau brut convoqué comme témoin de chaque effort et de chaque paysage. Immersion partagée dans la répétition des constantes lourdes et de l’inattendu volatile, l’œuvre de Pierre Andrieux et Johann Bernard comprime le temps libre dans un flash perpétuel, et condense un immense territoire dans une invitation à obstinément le redéployer.

A.C






Le bosquet - Encre et feutre sur papier, 50x60 cm - 2014
Spring break - Encre et feutre sur papier, 50x60 cm - 2014
Versus - Encre sur papier, 50x60 cm - 2014
Au pied du mur - Sérigraphie sur papier, 50x65 cm - 2014
Nuages noirs - Sérigraphie sur papier, 50x65 cm - 2014 La falaise - Encre sur papier, 50x60 cm - 2013
Catane - Encre sur papier, 50x60 cm - 2013
Tsé bii' ndzisgaii - Sérigraphie sur papier, 50x65 cm - 2012













Retraite perdue en forêt 1 et 2 - Encre et crayon de couleur sur papier, 70x100 cm - 2012

Ces dessins ont été élaborés lors d'une résidence à Watermaël-Boitsfort, près de Bruxelles, dans la maison où vécu le poète François Muir, à la lisière des anciennes chasses royales de la Forêt de Soignes




Mémento - Photographies

Décembre 2004 à aout 2016, entre Bucarest et Lacanau Océan (extrait)

Chemin de carrière
Grille sur rien
Carte de tarot trouvée
Un escalier au cimetière de la révolution
Sculpture de boite de nuit
Marronnier, fin d’automne, début d’hiver
Du liers sur les fils
Un oursin, une raie et un reflet
Une palissade dans les Carpates
Arrière saison
Traces de pneus dans la neige
l’Aïkido
Vallée sombre
Ile basque
La statue du basketteur blessé
Rocher de bord de mer, la nuit
Pavillon de banlieue et jardin
Une pelle
Arbre échoué sur un rocher de bord de mer, la nuit
La maison de l’oncle Toinou
Retour de déjeuner sur l’herbe
Coquilles d’huitres et palmier
Ascenseur symétrique
Bouchonnade
Harpiste au pavillon
Couple sur plage dammée
Étoile crackers
Au château de ta mère
Une poche
Derrière la crête, une montagne
Coup de la panne en 205 Roland Garros
Lisboa souvenir
Vue d'un train l'hiver
Une tribune à Brasov
Bout de palmier dans le ciel, l'été
Feu de campagne
Canal laiteux







































Tirages photos et sérigraphies: johannber@hotmail.fr